Combien de kilomètres garder une paire de chaussures de running ?

Semelle de chaussure de running sur piste montrant l’usure à surveiller avant de remplacer une paire

La semelle raconte souvent l’histoire réelle de la chaussure : terrain, appuis, usure et perte d’accroche.

Beaucoup de coureurs attendent que leurs chaussures soient visiblement abîmées pour se poser la question du remplacement. Tant que le dessus reste propre, que la tige n’est pas trouée et que la paire semble encore présentable, ils continuent à l’utiliser sans trop réfléchir. Pourtant, une chaussure de running peut perdre une partie de son confort et de sa stabilité avant même d’avoir l’air usée. La semelle peut se lisser, la mousse peut se tasser, l’appui peut devenir moins stable, et les sensations peuvent changer progressivement sans que tu t’en rendes compte immédiatement.

La vraie difficulté, c’est qu’il n’existe pas un chiffre parfait valable pour tout le monde. Certains coureurs peuvent garder une paire plusieurs centaines de kilomètres sans problème évident, tandis que d’autres ressentent une perte de confort beaucoup plus tôt. Le terrain, le poids, la fréquence des sorties, le type de chaussure, l’usage en marche quotidienne et la manière dont la semelle s’use changent énormément la durée réelle d’une paire. Voilà pourquoi le kilométrage est un repère utile, mais jamais une vérité absolue.

L’objectif ici est simple : t’aider à savoir si tes chaussures de running sont encore bonnes, si tu dois les surveiller, ou si tu dois envisager de les remplacer. Pas besoin de paniquer à chaque trace sous la semelle, mais pas question non plus de courir trop longtemps avec une paire qui ne protège plus correctement. Le bon réflexe consiste à croiser trois éléments : le nombre de kilomètres, les signes visibles d’usure et les sensations pendant ou après la sortie. C’est cette combinaison qui donne la réponse la plus fiable.

⚡ Réponse rapide

Une paire de chaussures de running se garde souvent plusieurs centaines de kilomètres, parfois autour de 600 à 1000 km selon les modèles, le terrain et l’usage. Mais le bon moment pour changer ne dépend pas seulement du chiffre affiché dans ton application. Si la semelle extérieure devient lisse, si la chaussure penche, si l’amorti semble dur, si le confort baisse ou si des douleurs inhabituelles apparaissent sans autre explication évidente, la paire doit être surveillée de près. La solution immédiate consiste à suivre le kilométrage, inspecter la semelle régulièrement et comparer tes sensations avec celles d’une paire plus récente.

Pourquoi le kilométrage seul ne suffit pas

Le nombre de kilomètres est un excellent point de départ, mais il ne raconte jamais toute l’histoire. Deux coureurs peuvent acheter la même paire le même jour, parcourir la même distance totale, et pourtant obtenir deux niveaux d’usure très différents. Le premier court peut-être sur route lisse, avec une foulée légère et deux sorties par semaine. Le second utilise la même paire sur bitume rugueux, chemins secs, marches quotidiennes et sorties plus fréquentes. Sur le papier, les deux paires ont le même kilométrage. Dans la réalité, elles n’ont pas vécu la même chose.

C’est pour cette raison qu’il faut éviter de transformer le kilométrage en règle automatique. Une chaussure peut être encore correcte malgré une semelle visuellement marquée, surtout si l’amorti reste confortable et que la stabilité ne bouge pas. À l’inverse, une paire peut sembler propre mais avoir déjà perdu une partie de son confort, surtout si la mousse s’est tassée progressivement. Beaucoup de coureurs se font piéger par l’apparence : ils regardent le dessus de la chaussure, alors que le vrai sujet se trouve souvent sous le pied.

Le bon réflexe consiste à croiser plusieurs indices. Le kilométrage donne une alerte. La semelle confirme ou nuance cette alerte. Les sensations apportent la dernière information. Si tout va bien, que la chaussure reste stable, que la semelle accroche encore correctement et que tu n’as pas de gêne inhabituelle, tu peux continuer à surveiller. Si plusieurs signaux s’accumulent, il ne faut pas attendre que la paire soit détruite pour réagir.

Repère terrain : ne juge jamais une chaussure uniquement à son apparence. Une paire propre peut être usée dans sa structure, et une paire sale peut encore être fonctionnelle.

Combien de kilomètres garder une paire de chaussures de running ?

Dans la pratique, beaucoup de chaussures de running sont surveillées de près après plusieurs centaines de kilomètres. Certaines paires peuvent rester confortables autour de 600 km, d’autres peuvent aller plus loin, parfois jusqu’à 800 ou 1000 km selon le modèle, le terrain, le poids du coureur et la fréquence d’utilisation. Mais il faut rester prudent : ce sont des repères, pas des garanties. Une chaussure légère, très dynamique ou utilisée souvent peut perdre son confort plus tôt qu’un modèle plus robuste prévu pour les sorties régulières.

Le problème est que l’usure ne se manifeste pas toujours brutalement. Elle arrive souvent par petites touches. Un jour, le sol semble un peu plus dur. Quelques sorties plus tard, les appuis paraissent moins stables. Puis tu remarques que la semelle extérieure est plus lisse, que le talon est un peu écrasé ou que la chaussure penche légèrement. Ces petits signes isolés ne veulent pas toujours dire qu’il faut jeter la paire immédiatement. En revanche, quand ils arrivent ensemble, ils indiquent que la chaussure approche de la fin de son usage pour courir.

Le suivi kilométrique reste donc une vraie arme simple. Tu peux noter la date d’achat, associer la paire à tes sorties dans ton application ou utiliser un carnet. Si tu ne sais pas combien de kilomètres la paire a déjà faits, tu navigues à l’aveugle. C’est encore plus vrai si tu utilises les mêmes chaussures pour marcher, aller au travail, faire des courses ou t’entraîner ailleurs. Ces kilomètres invisibles ne sont pas comptés, mais ils usent quand même la mousse et la semelle.

Si tu reprends après une pause, fais particulièrement attention à l’état de tes chaussures. Une reprise se fait déjà avec des sensations moins nettes, donc partir avec une paire douteuse peut brouiller les repères. Tu peux compléter avec notre guide sur comment reprendre après une semaine sans courir, surtout si tu veux éviter de relancer trop vite avec un matériel incertain.

Les signes visibles d’une chaussure trop usée

Le premier contrôle se fait sous la chaussure. Retourne ta paire et regarde la semelle extérieure. Si les motifs ont presque disparu, si certaines zones sont devenues lisses ou si la gomme est tellement usée que la mousse apparaît, c’est un signal fort. Une semelle lisse accroche moins bien, surtout sur sol humide, virage serré, trottoir mouillé ou chemin poussiéreux. Ce n’est pas forcément visible quand tu regardes la chaussure de côté, mais sous le pied, l’usure peut être très claire.

Observe aussi les différences entre la chaussure gauche et la chaussure droite. Une usure légèrement différente est normale. Mais si une chaussure penche clairement, si un talon est beaucoup plus écrasé que l’autre ou si une zone de la semelle est mangée de manière excessive, il faut être vigilant. Une chaussure qui n’est plus stable peut modifier les sensations d’appui et créer une gêne progressive. Là encore, l’objectif n’est pas de dramatiser, mais de ne pas ignorer un signe mécanique évident.

La tige mérite aussi un regard, même si elle ne suffit pas à elle seule. Un trou au niveau de l’orteil peut venir d’un frottement local sans forcément condamner immédiatement l’amorti. En revanche, si le pied flotte, si le tissu se déforme, si le talon n’est plus maintenu ou si les lacets ne permettent plus de serrer correctement, la chaussure perd une partie de son rôle. Une chaussure de course ne sert pas seulement à amortir : elle doit aussi rester stable, confortable et assez fiable pour accompagner le mouvement.

Erreur fréquente : attendre que la chaussure soit trouée pour la remplacer. Le dessus peut rester propre alors que la semelle ou l’amorti ont déjà perdu beaucoup de confort.

L’usure invisible : amorti, stabilité et confort

L’usure invisible est la plus difficile à accepter, parce qu’elle ne se voit pas forcément. La mousse située sous le pied se comprime à chaque sortie. Au fil du temps, elle peut perdre une partie de sa capacité à revenir à sa forme initiale. Tu ne le remarques pas toujours du jour au lendemain, car la perte de confort est progressive. C’est justement ce qui rend le phénomène piégeux : tu t’habitues à une chaussure qui devient plus ferme, plus plate ou moins agréable, sans avoir un signe brutal qui t’alerte.

Un bon indice est la sensation de sol plus dur. Si tu as l’impression que la route tape davantage, que les appuis sont moins doux ou que tu ressens plus facilement les irrégularités du terrain, la mousse peut avoir perdu une partie de son confort. Un autre indice est la comparaison avec une paire plus récente. En enfilant une paire neuve ou moins utilisée, beaucoup de coureurs réalisent immédiatement que l’ancienne semblait beaucoup plus ferme qu’ils ne le pensaient. Cette comparaison est souvent plus parlante qu’un simple regard.

Les sensations corporelles doivent aussi être prises en compte avec prudence. Une douleur ou une gêne peut venir de nombreux facteurs : charge trop élevée, récupération insuffisante, terrain différent, sommeil, stress ou changement d’habitude. Mais si rien n’a changé dans ta pratique et que les sensations deviennent moins bonnes au moment où la paire approche d’un kilométrage élevé, il faut inspecter les chaussures. Le but n’est pas de poser un diagnostic médical, mais d’identifier un élément matériel qui peut contribuer à l’inconfort.

Si tu envisages d’allonger tes sorties, l’état des chaussures devient encore plus important. Plus la sortie dure, plus les impacts se répètent, et plus une chaussure instable ou trop tassée peut se faire sentir. Avant d’augmenter la durée, vérifie ta paire et lis aussi notre guide sur comment savoir si tu es prêt à allonger tes sorties running. Ce genre de décision doit se prendre avec un matériel fiable, pas avec une paire dont tu doutes déjà.

Coureur sur route avec chaussures de running pour illustrer le kilométrage avant remplacement

Plus les kilomètres s’accumulent, plus il faut surveiller les sensations et l’état réel de la semelle.

Pourquoi le terrain change la durée de vie

Le terrain influence énormément l’usure. Sur route, les impacts sont réguliers et la surface peut être abrasive. Le bitume use progressivement la gomme extérieure, surtout si la foulée frotte beaucoup au sol. Une chaussure utilisée principalement sur route peut donc perdre de l’accroche ou voir sa semelle se lisser plus vite que prévu. À l’inverse, le tapis peut user différemment : la surface est plus régulière, mais les appuis se répètent toujours de manière très similaire, ce qui sollicite souvent les mêmes zones.

Sur chemin, l’usure devient plus variable. La terre, les cailloux, les racines, les descentes, la boue ou les zones sèches peuvent abîmer la tige, marquer la semelle, arracher de petits morceaux de gomme ou déformer certaines parties. Une chaussure de trail n’est pas forcément plus durable qu’une chaussure route : elle est surtout conçue pour un usage différent. Les crampons peuvent perdre de l’accroche, surtout si tu utilises souvent une paire trail sur du bitume. Chaque modèle a son terrain logique, et l’utiliser ailleurs peut accélérer son vieillissement.

Changer de parcours peut être intéressant, mais il faut le faire avec une paire adaptée. Un parcours inconnu demande déjà plus d’attention : sol différent, virages, petites montées, zones irrégulières. Si tes chaussures sont déjà usées, tu ajoutes une incertitude inutile. Avant de partir sur une boucle nouvelle, vérifie l’accroche et la stabilité. Pour mieux gérer ce type de sortie, tu peux lire comment courir sur un parcours inconnu sans mal gérer ton énergie.

Choix recommandé : garde une paire adaptée au terrain principal que tu utilises. Une chaussure route n’est pas faite pour subir régulièrement des chemins agressifs, et une chaussure trail peut perdre ses crampons plus vite sur le bitume.

Pourquoi certains coureurs usent leurs chaussures plus vite

Tous les coureurs n’usent pas leurs chaussures au même rythme. Le poids joue un rôle, car plus la charge appliquée à chaque pas est importante, plus la mousse peut se comprimer fortement. La fréquence compte aussi : une paire utilisée quatre fois par semaine n’a pas le même temps de repos qu’une paire utilisée une fois. Le terrain, la météo, la manière de poser le pied et l’usage hors course changent également la donne. Une paire portée toute la journée pour marcher accumule des contraintes invisibles qui ne figurent pas dans ton application de course.

L’usure asymétrique est aussi fréquente. Beaucoup de coureurs voient une zone se marquer davantage sous le talon, sur l’extérieur ou sur l’avant-pied. Une légère asymétrie n’est pas forcément inquiétante. En revanche, si la chaussure penche clairement, si une zone s’effondre ou si tu sens que l’appui n’est plus stable, il faut surveiller. La chaussure n’est plus seulement usée : elle peut commencer à influencer ta manière de courir.

Il faut aussi prendre en compte le stockage. Une paire laissée humide dans un sac, exposée à la chaleur ou oubliée longtemps dans un endroit mal ventilé peut vieillir moins bien. Après une sortie humide, laisse les chaussures sécher naturellement, sans les coller contre une source de chaleur forte. Ce détail paraît banal, mais il aide à préserver la tige, les colles et la forme générale. Une chaussure bien entretenue ne devient pas éternelle, mais elle reste plus fiable plus longtemps.

Faut-il alterner deux paires de chaussures ?

Alterner deux paires peut être utile si tu cours régulièrement. Ce n’est pas une obligation pour tout le monde, mais cela devient intéressant dès que les sorties se rapprochent. Laisser une paire au repos entre deux utilisations peut aider à préserver les sensations de confort, surtout si la chaussure a été sollicitée sur une sortie longue, un terrain dur ou une séance plus exigeante. La rotation permet aussi d’éviter de toujours imposer exactement les mêmes contraintes à tes appuis.

La rotation peut être simple. Une paire principale pour la route, une paire plus adaptée aux chemins. Une paire confortable pour les sorties calmes, une autre plus légère pour des séances plus courtes. Le but n’est pas d’acheter trois paires sans raison. Le but est d’adapter l’usage au besoin réel. Si tu cours une fois par semaine, une bonne paire suffit souvent. Si tu cours plusieurs fois par semaine, alterner peut devenir une solution pratique, surtout si tu veux éviter d’user trop vite une seule paire.

Pour transporter une deuxième paire, une serviette ou tes affaires après la sortie, un sac de sport adapté peut éviter de mélanger chaussures humides et vêtements propres. Sur les sorties régulières, le confort global compte aussi : un t-shirt sport homme respirant, un t-shirt sport femme, un short sportif homme ou un short sport femme peut aider à rester concentré sur les sensations plutôt que sur l’inconfort.

Une seule paire

Adaptée si tu cours peu, sur un terrain stable, avec une fréquence modérée. Le suivi kilométrique reste indispensable.

Deux paires

Intéressant si tu cours souvent, si tu alternes route et chemin, ou si tu veux limiter l’usure d’une paire unique.

Paire ancienne

Elle peut parfois servir pour marcher, mais évite les sorties longues si l’amorti, l’accroche ou la stabilité sont douteux.

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Une solution immédiate pour éviter l’inconfort : garder une tenue pratique, respirante et adaptée à ton terrain.

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Tableau SI / ALORS : quand remplacer tes chaussures

SI Cause probable ALORS
La semelle extérieure est lisse. L’accroche est réduite, surtout sur sol humide. Surveille fortement et évite les terrains glissants avec cette paire.
La mousse semble dure sous le pied. L’amorti peut être tassé. Compare avec une paire plus récente et limite les sorties longues avec celle-ci.
La chaussure penche clairement d’un côté. L’usure est devenue asymétrique. Remplace si la stabilité est compromise ou si l’appui paraît étrange.
Tu ne connais pas le kilométrage. La paire a peut-être plus vécu que tu ne le penses. Commence à suivre tes sorties et inspecte la semelle plus souvent.
Tu utilises la paire pour courir et marcher. Des kilomètres invisibles s’ajoutent. Considère que l’usure réelle est plus élevée que ton suivi de course.
Des douleurs inhabituelles apparaissent sans changement évident. La chaussure peut contribuer à l’inconfort. Vérifie l’amorti, la semelle, la stabilité et le kilométrage.
Les crampons trail sont très usés. L’accroche devient moins fiable sur terrain technique. Garde cette paire pour terrain simple ou remplace-la pour les sorties exigeantes.

Checklist avant, pendant et après la sortie

Avant la sortie

  • Je retourne la chaussure pour regarder la semelle extérieure.
  • Je vérifie si la paire penche d’un côté quand elle est posée au sol.
  • Je regarde si la gomme est lisse, très râpée ou absente à certains endroits.
  • Je me rappelle le kilométrage approximatif de la paire.
  • Je vérifie si la tige maintient encore correctement le pied.

Pendant la sortie

  • Je remarque si le sol paraît plus dur que d’habitude.
  • Je surveille les glissements ou les appuis moins sûrs.
  • Je note si une chaussure semble différente de l’autre.
  • Je reste attentif aux gênes inhabituelles, sans paniquer.
  • Je réduis l’intensité si les sensations sont vraiment mauvaises.

Après la sortie

  • Je regarde si une zone d’usure s’est aggravée.
  • Je note mes sensations dans une application ou un carnet.
  • Je nettoie les semelles si elles sont pleines de terre ou de graviers.
  • Je laisse sécher la paire naturellement si elle est humide.
  • Je décide si la paire reste pour courir, pour marcher, ou doit être remplacée.
Coureur qui lace ses chaussures de running avant une sortie pour vérifier confort amorti et maintien

Avant une sortie, quelques secondes suffisent pour vérifier le maintien, la semelle et les sensations générales.

Les erreurs fréquentes à éviter

Erreur 1 : attendre que la chaussure soit détruite

Une chaussure ne devient pas inutilisable uniquement lorsqu’elle est trouée. Souvent, les premiers vrais signes arrivent sous la semelle ou dans les sensations. Si tu attends que le dessus soit complètement abîmé, tu risques de garder trop longtemps une paire dont l’amorti ou la stabilité ne sont déjà plus au niveau. Le bon réflexe est de surveiller avant d’être forcé de remplacer dans l’urgence.

Erreur 2 : regarder seulement le dessus

Le dessus de la chaussure peut rester propre alors que la semelle est déjà bien marquée. Beaucoup de coureurs se font piéger parce qu’ils regardent la couleur, le mesh ou l’état général extérieur. Le vrai contrôle se fait dessous, sur les zones de contact avec le sol, puis sur la stabilité de la chaussure posée à plat. Une paire belle en surface peut être beaucoup moins fiable sous le pied.

Erreur 3 : oublier les kilomètres faits en marchant

Si tu utilises tes chaussures de running pour marcher, faire tes courses, aller au travail ou rester debout longtemps, tu ajoutes de l’usure qui n’apparaît pas dans ton suivi de course. Ce n’est pas forcément grave, mais il faut en tenir compte. Une paire affichée à 500 km dans ton application peut avoir beaucoup plus vécu dans la réalité si tu la portes aussi au quotidien.

Erreur 4 : changer de terrain sans adapter la paire

Une paire route utilisée souvent sur chemin agressif peut s’abîmer plus vite. Une paire trail utilisée souvent sur bitume peut perdre ses crampons rapidement. Chaque chaussure a un usage logique. Tu peux évidemment varier les parcours, mais si tu changes souvent de terrain, il devient utile d’avoir une paire adaptée ou au moins de surveiller davantage l’usure.

Erreur 5 : ignorer les sensations inhabituelles

Une gêne ne veut pas automatiquement dire que la chaussure est responsable. Mais si tu n’as rien changé dans tes sorties, que la paire a déjà beaucoup de kilomètres et que les sensations deviennent moins bonnes, il faut vérifier. Regarde la semelle, l’amorti, la stabilité et le maintien. Le but est d’identifier un problème possible avant qu’il ne s’installe.

Erreur 6 : penser qu’une chaussure chère dure forcément plus longtemps

Le prix ne garantit pas toujours une durée plus longue. Certains modèles très légers ou très dynamiques sont conçus pour offrir des sensations précises, pas forcément pour durer plus longtemps qu’une chaussure robuste de sorties régulières. Le meilleur choix dépend de ton usage. Une chaussure doit être adaptée à ton terrain, à ta fréquence et à ton besoin réel, pas seulement à son prix ou à son image.

Une chaussure de running ne se change pas au hasard. Elle se remplace quand le kilométrage, l’usure visible et les sensations commencent à raconter la même histoire.

FAQ : chaussures de running et kilométrage

Combien de kilomètres dure une paire de chaussures de running ?

Une paire de chaussures de running peut souvent durer plusieurs centaines de kilomètres. Certains modèles sont surveillés autour de 600 km, d’autres peuvent aller vers 800 ou 1000 km selon le terrain, le poids du coureur, la fréquence des sorties et le type de chaussure. Le chiffre seul ne suffit pas : il faut aussi regarder la semelle, l’amorti, la stabilité et les sensations.

Comment savoir si mes chaussures de running sont usées ?

Regarde d’abord la semelle extérieure. Si elle devient lisse, très râpée ou si certaines zones sont plus basses que d’autres, la paire doit être surveillée. Vérifie aussi si la chaussure penche, si le talon est écrasé, si la tige maintient moins bien le pied ou si le confort a clairement baissé pendant les sorties.

Est-ce risqué de courir avec des chaussures usées ?

Courir avec des chaussures usées peut augmenter l’inconfort, réduire l’accroche et modifier les sensations d’appui. Ce n’est pas automatiquement dangereux à chaque sortie, mais si la semelle glisse, si l’amorti semble dur ou si la stabilité baisse, il vaut mieux réduire l’usage de cette paire et envisager un remplacement.

Faut-il changer ses chaussures même si elles ont l’air propres ?

Oui, c’est possible. Une chaussure peut paraître propre sur le dessus, mais avoir une mousse tassée ou une semelle extérieure déjà bien usée. L’apparence générale ne suffit pas. Il faut vérifier la structure, la stabilité et les sensations sous le pied, surtout si la paire a déjà accumulé beaucoup de kilomètres.

Comment suivre les kilomètres de ses chaussures ?

Le plus simple est d’ajouter ta paire dans ton application de course ou ta montre connectée, puis de l’associer à chaque sortie. Tu peux aussi utiliser un carnet. Note la date de début, la fréquence des sorties et les kilomètres parcourus. Cela t’évite de deviner quand la paire commence à approcher d’une zone de surveillance.

Faut-il alterner deux paires de chaussures de running ?

Ce n’est pas obligatoire si tu cours peu, mais cela peut être utile si tu cours plusieurs fois par semaine. Alterner deux paires permet de mieux adapter la chaussure au terrain, de laisser une paire sécher ou récupérer entre deux sorties, et d’éviter d’user trop vite une seule paire. Une paire route et une paire chemin peuvent être une combinaison simple.

Pourquoi mes chaussures s’usent sur un seul côté ?

Une usure plus marquée d’un côté peut venir de ta manière de poser le pied, du terrain, ou simplement d’une asymétrie naturelle. Une légère différence est fréquente. En revanche, si la chaussure penche fortement ou si l’appui devient instable, la paire doit être surveillée de près.

Peut-on garder une vieille paire pour marcher ?

Oui, une ancienne paire peut parfois servir pour marcher si elle reste confortable et stable. En revanche, si la semelle glisse, si la chaussure penche ou si elle crée une gêne, même la marche peut devenir inconfortable. Une paire trop usée pour courir doit être utilisée avec prudence, même hors course.

Quand remplacer ses chaussures sans attendre la douleur ?

Il vaut mieux envisager le remplacement quand plusieurs signaux arrivent ensemble : kilométrage élevé, semelle lisse, amorti plus dur, stabilité moins nette, tige déformée ou perte de confort. Attendre la douleur n’est pas une bonne stratégie. Le mieux est de décider avant que la paire devienne clairement problématique.

Conclusion : ne garde pas tes chaussures au hasard

Une paire de chaussures de running ne se remplace pas uniquement parce qu’elle atteint un chiffre précis. Le kilométrage est important, mais il doit toujours être croisé avec l’état de la semelle, la stabilité, l’amorti et tes sensations. Une paire peut encore paraître correcte visuellement tout en devenant moins confortable sous le pied.

Le meilleur réflexe est simple : suis les kilomètres, inspecte la semelle régulièrement et reste attentif aux changements de sensation. Si plusieurs signaux apparaissent en même temps, n’attends pas que la paire soit totalement détruite. Tu peux la garder pour marcher ou pour un usage plus calme, mais éviter de l’utiliser sur des sorties exigeantes.

Le bon coureur ne remplace pas ses chaussures par peur. Il les remplace quand les faits deviennent clairs : moins d’accroche, moins de confort, moins de stabilité, et trop de kilomètres accumulés.

 

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